Conférence
Data Contracts: What They Are, Why They Matter, and How to Use Them
Jochen Christ, Co-Founder & CTO @ Entropy Data · 12 mars 2026
Dans cette conférence donnée au TDWI Roundtable Münster, j'explique ce qu'est un Data Contract, en quoi il ressemble aux spécifications d'API du monde logiciel, et pourquoi il est devenu indispensable pour gérer les données entre équipes. Nous déroulons un exemple concret avec l'Open Data Contract Standard (ODCS), nous comparons les approches contract-first et data-first, nous passons en revue des outils comme la Data Contract CLI et le Data Contract Editor, et nous voyons comment les Data Contracts deviennent la couche de gouvernance des agents IA qui accèdent aux données de l'entreprise.
Remarque : la conférence a été donnée en allemand. La transcription ci-dessous en est une traduction française. Transcription et synthèse réalisées avec l'IA.
Merci à TDWI d'organiser le Roundtable Münster et à Bodo Hüsemann de nous avoir accueillis chez x1F.
Questions / réponses
Une sélection de questions posées par le public pendant la conférence.
Q: Puis-je exposer le même jeu de données à plusieurs granularités, par exemple agrégé et brut ? Comment gérer les variantes ?
Conceptuellement, ce sont des Data Contracts différents. Chaque variante, granularité différente, format différent, a son propre contrat. Vous pouvez les relier ou les marquer comme apparentés, mais logiquement ce sont des interfaces distinctes avec des garanties distinctes.
Q: Puis-je utiliser les Data Contracts pour l'échange de données opérationnelles entre microservices, et pas seulement pour les données analytiques ?
Oui. Définissez les garanties non fonctionnelles dans le contrat : disponibilité, latence, heures de support. Le consommateur peut alors décider si elles suffisent à son cas d'usage opérationnel. Une boutique en ligne ne dépendrait jamais d'un système garanti à 99,8 % de disponibilité sans ajouter une couche anticorruption ou un découplage asynchrone.
Q: Comment formalisez-vous les conditions d'utilisation pour les agents IA ? Le langage naturel paraît trop flou pour une application automatique.
Notre approche consiste à garder les conditions d'utilisation en langage naturel et à confier leur interprétation à un agent spécialisé, au regard de la requête et du prompt. Un système d'IA sait évaluer si « ces données ne doivent pas être utilisées à des fins marketing » s'applique à une requête donnée. La couche de gouvernance, c'est-à-dire l'implémentation du serveur MCP, applique les politiques globales, les quotas et les contrôles de sécurité avant de laisser passer le SQL vers la plateforme de données.
Q: En définissant les exigences de qualité, à quelle fréquence découvrez-vous qu'il faut ajouter des informations dans le schéma ?
Assez souvent. Quand on discute des modèles de données avec les experts métier, des choses cachées remontent à la surface. Exemple classique : les champs de statut, où l'on pensait n'avoir que trois ou quatre états, et où apparaît soudain un état « partiellement livré », ou des états d'erreur qui font voler en éclats toutes vos hypothèses. Les champs de statut et les filtres de consentement sont particulièrement délicats. C'est précisément ce qui rend la démarche d'atelier si précieuse : elle force ces découvertes.